LVMH va t’il s’offrir le luxe des Echos?

Dossier les Echos

Le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie de Luxe ( LVMH Moët Hennessy – Louis Vuitton dispose d’un portefeuille unique de plus de 60 marques prestigieuses), dirigé par Bernard Arnault, est entré dans une phase de négociation exclusive avec le groupe britannique Pearson pour racheter le journal économique et financier français: Les Echos.

Un véritable choc dans la presse économique française. Les journalistes du groupe Les echos ont voté la non-actualisation du site web, les prestations radiophoniques et télévisées des journalistes du quotidien ne seront pas assurées.

La rédaction des Echos s’est mise en grève vendredi à l’issue d’une assemblée générale, empêchant la parution du quotidien économique ainsi que l’alimentation du site internet lundi. Les Echos ne paraissent pas le week-end.

« La rédaction des Echos a décidé la non-parution du journal lundi pour envoyer un signal fort de refus d’un rachat par Bernard Arnault » a déclaré à l’AFP, le président de la Société des Journalistes des Echos, Vincent de Féligonde.

Les représentants des salariés des Echos doivent tenir une conférence de presse vendredi à 15H30 au siège du quotidien pour expliquer leur mouvement.

Les salariés des Echos s’étaient déjà mis en grève mardi pour la troisième fois de leur histoire, empêchant la parution du journal mercredi, afin de protester contre l’éventualité d’un rachat du groupe par LVMH, qui faisait l’objet de rumeurs insistantes.

Jeudi, LVMH a confirmé être entré en négociation exclusive avec le propriétaire des Echos, le britannique Pearson, pour racheter le groupe. Vendredi, la rédaction des Echos a publié deux pages dans le quotidien pour expliquer la situation et les raisons de son opposition au rachat.

Dans un éditorial, le directeur de la rédaction Jacques Barraux, estime que l’offre de LVMH « se heurte, hélas, de front avec la stricte doctrine éditoriale du journal » et souligne l’attachement des journalistes à un actionnariat « qui leur garantisse une totale neutralité de la personne morale « Les Echos » dans la couverture de l’actualité des affaires ».

« La marque « Les Echos » doit prouver qu’elle n’est pas exposée au risque du conflit d’intérêts. Qu’elle est dégagée de tout lien privilégié avec l’un des acteurs majeurs de la vie des affaires, condition de la confiance de ses adversaires ou de ses partenaires », écrit-il, dénonçant une « attaque à la hussarde sur un fragile outil de démocratie économique ».

Le journal publie également une pétition, signée par une centaine de personnalités de tous bords qui manifestent « leur profond attachement à l’indépendance (du) titre ».

Parmi les premiers signataires figurent le président du Modem François Bayrou, le premier secrétaire du PS, François Hollande, le député UMP Hervé Mariton, le président des centres Leclerc Michel-Edouard leclerc, le président de la Fnac Denis Olivennes, le Pdg de PPR François-Henri Pinault.

Les journalistes des Echos ont également reçu le soutien de leurs confrères du Financial Times, également détenu par Pearson. (AFP)

Source web: les echos


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