Construction et rénovation écologique

Depuis 1999, une nouvelle coupole en verre surmonte le Reichstag (le parlement allemand) à Berlin. Une réussite esthétique? et un modèle de conception « durable », signé par l’architecte Norman Foster (à qui l’on doit également le viaduc de Millau).

La coupole a permis d’optimiser l’éclairage et la ventilation du bâtiment. Ce dernier a également recours aux énergies renouvelables (pompe à chaleur). Résultats : des rejets de CO2 réduits de 94 %.

En 1999, ces objectifs environnementaux étaient plutôt avant-gardistes. Aujourd’hui, « bâtir durable » est une tendance forte, également en France, tant auprès des particuliers que des entreprises.
Cette préoccupation est essentiellement relayée par des associations, comme HQE® (Haute Qualité Environnementale). Des normes apparaissent et des labels se mettent en place. Les pouvoirs publics et les promoteurs immobiliers aussi s’impliquent progressivement.

La démarche HQE®, pionnière en matière d’habitat durable

La démarche HQE® a été lancée par l’association HQE® en 1996. Elle définit la qualité environnementale d’une construction à l’aide de 14 critères et de plus de 200 actions concrètes, répartis en 4 familles :

- l’éco-construction : intégration du bâtiment dans son environnement, choix des matériaux et procédés, réduction des nuisances du chantier,

- l’éco-gestion : réduction des consommations d’énergie ou d’eau,
optimisation de la gestion des déchets et de l’entretien,

- le confort : acoustique, visuel, olfactif, hygrométrique,

- la santé : qualité de l’air, de l’eau et des espaces.

Afin de renforcer cette démarche, il existe depuis mai 2006 un label « NF Maison Individuelle démarche HQE® »
La 1ère maison labellisée a ainsi vu le jour en octobre 20063.

A la recherche de normes et de labels

D’autres labels sont apparus dans le domaine des économies d’énergies :

- Effinergie : cette association a entre autres pour but de formaliser une démarche de labellisation en fédérant les acteurs du secteur,

- Habitat & Environnement: une certification lancée en 2003 par l’association Qualitel.

Les promoteurs immobiliers recherchent ces certifications pour valoriser leurs constructions. A l’étude : des immeubles de bureaux autosuffisants en énergie, des pavillons réduisant de moitié, voire plus, leur consommation énergétique?

Qui dit durable, dit confortable

L’objectif premier de la démarche HQE® est de lutter contre le gaspillage des ressources naturelles. Selon l’association HQE®, cette démarche peut permettre :

- 30 à 50 % d’économie d’énergie : grâce aux équipements de chauffage et d’isolation choisis par exemple,

- 20 à 50 % d’économie d’eau : grâce des économiseurs d’eau sur les robinets, des chasses d’eau à double flux, la récupération des eaux de pluie?

Garantir le confort et la sécurité des occupants est également au cour de la démarche HQE®. Cette dernière vise en effet à maîtriser au mieux les impacts (visuel, acoustique, olfactif, sanitaire?) des bâtiments sur la qualité de vie des habitants. Il s’agit par exemple de ne pas sacrifier l’esthétique des habitations à leur dimension fonctionnelle et écologique, de construire des logements tirant au mieux parti de la lumière naturelle, de réduire les nuisances acoustiques et olfactives grâce aux matériaux isolants?
La démarche HQE n’est pas réservée aux pavillons et villas. Elle s’impose aussi dans les HLM, dès la construction ou à l’occasion de rénovations. Meilleure isolation thermique et phonique, utilisation des énergies renouvelables avec à la clé une réduction des charges? les locataires sont gagnants ! Dans les opérations HLM HQE pilotes, les gestionnaires de parc HLM ont noté une absence de dégradations, moins d’appartements laissés vacants et moins de déménagements impromptus.

Et en ralité?

Généralement, la 1ère préoccupation des propriétaires est de réduire leur consommation d’énergie, à confort égal (énergie solaire, géothermie, isolation, recyclage des eaux?). Beaucoup de promoteurs proposent ainsi des maisons « vertes », qui produisent une partie de l’énergie qu’elles consomment. Les maisons bioclimatiques sont un bon exemple de cette tendance.
Une architecture bioclimatique tire le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air. Il s’agit de trouver l’équilibre idéal entre l’habitat, le mode de vie des occupants et le climat local, en ajustant l’orientation de la maison, la disposition des ouvertures, la répartition des pièces? Même la végétation a son rôle à jouer : une simple haie peut protéger efficacement contre le vent.

Pour aller plus loin : la maison bio

Certains propriétaires vont plus loin et construisent une maison bio en privilégiant les matériaux naturels, durables et locaux pour éviter les émissions de CO2 liées au transport.
Au programme : isolation en liège ou en laine de mouton, enduit mural à la terre, peinture sans solvant aux émanations toxiques, murs en terre crue, en bois ou en paille.

Il n’existe pour cela pas (encore) de normes. Ces propriétaires construisent souvent de manière autonome leur habitation.

Innovation ou retour aux sources ?

Source: votrepointdevue.fr (espace de dialogue crée à l’initiative de la banque HSBC, connue et reconnue pur ses actions dans le domaine du développement durable)


Imprimer Imprimer
Envoyer par E-mail Envoyer par E-mail
Publier sur mon facebook Partager sur facebook
Twitter ceci Partager sur Twitter


Actualité temps réel via Twitter
 

Espace presse

Accès rapide à l'information



Contact

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Votre message